Preview MLB 2021 – NL East, New York de retour au top ?


NL East

Braves, Marlins, Mets, Phillies et Nationals, ils seront cinq pour un titre de division dans la NL East. Qui pourra succéder à Atlanta, sacré en 2020 ? Présentation des forces en présence dans cette division, où un match à trois se précise.

Atlanta Braves

Triple tenant du titre dans la division, les Braves réussiront-ils à conserver leur bien ? (Crédits : David Banks-USA TODAY Sports)

La saison 2020

Depuis deux saisons, Atlanta dominait sa division (double vainqueur de la NL East en titre) mais n’arrivait pas à concrétiser en playoffs avec deux élimination successives en NLDS. En 2020, les Braves ont enfin réussi à tenir leur statut. Grâce à une attaque surpuissante (.483 SLG, 103 Home Runs, 348 runs, 2e des Ligues Majeures) et efficace (.349 OBP, 556 hits, 338 RBIs, 1er en MLB), la franchise de Géorgie a déroulé et ce malgré une division relevée et des oppositions difficiles face à la tout aussi relevée AL East. À nouveau champions de division, les Braves savaient que le juge de paix seraient en playoffs. Après deux ans de désillusion, Atlanta a été impeccable en éliminant consécutivement les Reds puis les Marlins sans concéder le moindre match pour rejoindre les NLCS pour la première fois depuis 2001. Malheureusement, même si les Braves réussirent à aller jusqu’au Match 7, les Dodgers finirent par avoir raison des protégés de Brian Snitker qui virent ainsi leur saison s’achever prématurément.

L’intersaison

Avec l’une des meilleures attaques des Ligues Majeures, Atlanta n’avait aucune raison de modifier son lineup cet hiver et s’est contenté de jouer la carte de la stabilité. Si Adam Duvall est parti vers Miami et Charlie Culberson chez les Rangers, Marcell Ozuna a été prolongé, Jake Lamb signé et surtout Cristian Pache semble destiné à s’installer dans l’outfield (voir plus bas). Le principal chantier se situait dans la rotation où seul Max Fried avait sauvé les meubles l’an passé, empêchant les Braves d’avoir la pire ERA de la ligue (5.66 ERA sans Fried). Ainsi, Mike Foltynewicz ou encore Felix Hernandez ont plié bagage tandis que Charlie Morton et Drew Smily ont posé leurs valises en Géorgie. Quelques lanceurs ont également quitté le bullpen, sans grande conséquence.

La Star : Freddie Freeman, 1B

Au cœur d’une attaque exceptionnelle, Freddie Freeman a réalisé une saison d’exception qui lui a permis de décrocher le titre de NL MVP. Auteur statistiquement de la meilleure saison de sa carrière (même s’il est difficile de comparer au regard de la longueur de cette saison), le joueur de première base a notamment dominé les Ligue Majeures aux runs (51) et a aligné un slugging percentage (.640) et un OPS+ (187) hallucinants. À bientôt trente-deux ans il est l’une des pièces maîtresses de cette franchise et devra encore montrer l’exemple chez des Braves qui auront encore de grandes ambitions en 2021.

Le joueur à suivre : Cristian Pache, CF

Après Ronald Acuna Jr, Ozzie Albies ou encore Mike Soroka pour ne citer qu’eux, Cristian Pache est le nouveau prodige prêt à sortir du farm system des Braves. Classé 8e parmi les meilleurs prospects en MLB, le Dominicain devrait définitivement s’installer au milieu de l’outfield d’Atlanta en 2021. Reconnu par les dirigeants de la ligue comme l’un des défenseurs les plus prometteurs, il devrait rapidement s’imposer comme un candidat au Gold Glove, prenant parfaitement la suite d’Ender Inciarte avec qui il pourrait se partager le poste cette année.

La Clé : avoir une rotation solide

Si l’attaque a tourné à plein régime en 2020, on ne peut pas en dire autant de la rotation pour les Braves. En dehors de Max Fried qui a assumé le statut d’ace (2.25 ERA) en l’absence de Mike Soroka, le reste des lanceurs partants a eu du mal à se mettre au niveau. Face à ce constat les dirigeants ont fait venir Charlie Morton et Drew Smily, deux vétérans qui devraient apporter plus de sécurité sur le monticule. Avec le retour attendu de Mike Soroka et le développement d’Ian Anderson (prospect n°2 du farm system en 2020), les Braves ont les armes pour retrouver un niveau correct qui sera nécessaire pour conserver le titre de division et aller loin en playoffs.

Le Prono

Avec un effectif sensiblement similaire à celui de l’an dernier, les Braves auront les armes pour encore une fois se mêler à la lutte pour les premières places de l’American League. La rotation semble plus solide que l’an passé et Atlanta en aura bien besoin, car la déjà très relevée NL East s’est encore renforcée au cours de l’hiver. Les Braves seront favoris à leur propre succession mais n’auront pas le droit à l’erreur s’ils veulent faire le quadruplé et espérer retrouver les World Series après vingt-deux ans d’attente. 1er NL East.

Miami Marlins

Don Mattingly fera-t-il à nouveau des miracles avec Miami en 2021 ? (Crédits : AP Photo/Jeff Roberson)

La saison 2020

Qui aurait pu prédire un tel destin pour les Marlins en 2020 ? Au sein de l’une des divisions les plus relevées des Ligues Majeures, Miami a su tirer son épingle du jeu pour créer un exploit retentissant. Malgré un début de saison chaotique avec de nombreux cas de Covid-19 dans l’effectif, forçant la franchise à faire appel à des joueurs inexpérimentés, Don Mattingly (NL Coach of The Year 2020) a réussi à tirer le maximum de ses joueurs pour en faire un poil à gratter dans cette division. Grâce à une attaque homogène et une rotation bien plus séduisante que sur le papier, les floridiens ont été constants toute l’année et ont finalement décroché une Wild Card pour retrouver les playoffs dix-sept ans après leur dernière participation. Le rêve se poursuivra même jusqu’en NLDS après un sweep des Cubs en ouverture, avant que les Braves ne mettent fin à la merveilleuse saison des Marlins. Inattendue, cette saison aura été une parenthèse heureuse pour une franchise, rappelons-le, toujours en reconstruction.

L’intersaison

Après une surprenante saison, Miami et sa General Manager Kim Ng ont décidé de jouer la carte de la continuité. Dans le lineup, seul Adam Duvall viendra s’ajouter à l’effectif floridien, vraisemblablement pour occuper le champ droit, tandis que la très jeune rotation n’a pas été modifiée. Quelques ajouts ont en revanche été effectués dans le bullpen, avec Dylan Floro et Johnny Curtiss qui viendront remplacer Brandon Kintzler et José Urena tandis que le duo Cimber/Detwiler apportera plus de profondeur à ce groupe de relievers. Finalement, aucun coup d’éclat n’aura été réalisé au cours de l’hiver, la principale transaction restant l’acquisition de Starling Marte lors de la précédente trade deadline.

La Star : Starling Marte, CF

Starling Marte, justement, est sûrement le leader de cette franchise de Miami. Arrivé lors de la précédente deadline, le Dominicain est le joueur le plus expérimenté du lineup au sein duquel il devra montrer l’exemple.

Le joueur à suivre : Sixto Sanchez, SP

Brillant en fin de saison 2020 sur le monticule avec les Marlins, Sixto Sanchez a tout pour devenir le futur Ace de la franchise. Prospect n°1 de Miami l’an dernier, le Dominicain devra confirmer pour sa première saison complète en MLB et, à vingt-trois ans, sera assurément l’un des favoris au titre de rookie de l’année.

La Clé : prendre le temps pour finir la reconstruction

Si 2020 fut une année exceptionnelle pour les Marlins, il ne faut pas oublier que la franchise est encore en reconstruction. Ainsi, les dirigeants doivent encore prendre leur temps avant de considérer le rebuild terminé et de pouvoir entamer des manœuvres pour jouer les premiers rôles dans cette division. Après le conte de fée, il faudra vraisemblablement revenir à une dure réalité et ne surtout pas brûler les étapes.

Le Prono

Après le rêve sur soixante matchs, les Marlins pourraient vivre l’enfer avec une centaine de rencontres supplémentaires au calendrier. Répéter les prouesses de l’an dernier semble utopique, tout comme la possibilité que Mets, Phillies et Nationals se trouent à nouveau sur l’entièreté de la saison. Miami pourrait surprendre et gêner ses rivaux de division à plusieurs reprises, mais difficile de les voir décoller de la dernière place d’une des divisions les plus relevées en National League. 5e NL East.

New York Mets

Francisco Lindor était-il la pièce manquante pour permettre aux Mets de retrouver les sommets ? (Crédits : AP Photo /Jeff Roberson)

La saison 2020

Des stats, du positif mais une dernière place dans la NL East, voici le paradoxe de la saison 2020 des Mets. Dans une année bouleversée par le départ prématuré du théorique futur coach Carlos Beltran, impliqué dans le scandale des Astros, la franchise du Queens n’a pas su faire face à cet exercice raccourci. Sans Marcus Stroman (opt-out) ou encore Yoenis Cespedes, la franchise a été efficace au bâton mais eurent un mal fou à inscrire des points. Les Mets n’ont donc pas su faire mieux que tirer à blanc… Du côté de la rotation, l’incroyable Jacob deGrom s’est retrouvé bien seul. Sans le duo Stroman/Syndergaard, l’Ace n’a pas été aidé par les vétérans Porcello, Wacha et Matz, en grande difficulté. Bref il y a eu du positif à New York mais pas suffisamment pour empêcher la franchise de terminer dernière (ex-æquo) de sa division pour la première fois depuis 2003.

L’intersaison

Après une très longue période de tractations, les Mets ont finalement été vendus. Exit donc la famille Wilpon et bonjour au milliardaire Steve Cohen, qui a voulu frapper très fort dès sa première intersaison en tant que propriétaire de la franchise. Premier gros coup réalisé par New York cet hiver, l’arrivée de Francisco Lindor (voir plus bas). Dans les rumeurs de transfert depuis trop longtemps, le shortstop arrive à Big Apple en compagnie de Carlos Carrasco qui stabilisera la rotation.

Toutefois, les Mets ne se sont pas arrêtés là et ont multiplié les signatures intéressantes. Décevant au poste de catcher, Wilson Ramos n’a pas été prolongé et a été remplacé par James McCann qui arrive en provenance de Chicago. Sur le banc, New York a également fait le ménage en ajoutant trois joueurs utiles avec Jonathan Villar, Albert Almora Jr et Kevin Pillar afin de densifier un peu plus son roster. Enfin, la franchise a également amélioré sa rotation et son bullpen en faisant notamment venir Taijuan Walker et les relievers Trevor May et Aaron Loup. New York s’est donné les moyens de réussir et attendra beaucoup de l’exercice 2021.

La Star : Jacob deGrom

C’est une constante dans le Queens depuis de nombreuses saisons, Jacob deGrom est LE joueur phare de l’effectif new-yorkais. Double NL Cy Young en titre, le Floridien a encore été excellent en 2020 et a terminé deuxième du vote de ce même trophée. Mieux épaulé cette saison, il pourrait enfin voir ses excellentes performances être récompensées sur le plan collectif.

Le joueur à suivre : Francisco Lindor, SS

Plus gros coup de l’intersaison en MLB, la venue de Francisco Lindor à New York a tout pour bouleverser les rapports de force dans cette division. Joueur dont le talent n’est plus à démontrer, il peut faire passer un cap aux Mets et leur permettre de viser très haut dès cette année. Souvent excellent mais peu récompensé, le Porto-Ricain doit être LA star de 2021.

La Clé : corriger les erreurs de 2020

Avec les ajustements effectués pendant l’intersaison, les Mets sont clairement devenus des prétendants au titre ou, a minima, des candidats très sérieux pour la division NL East. Toutefois, il va falloir prouver que ces modifications dans l’alignement permettront bien de faire mieux que l’an passé. Comme indiqué précédemment, l’attaque peinait à être efficace et va devoir inscrire bien plus de points qu’en 2020. Même constat dans la rotation où les différentes signatures vont devoir stabiliser une configuration de lanceurs partants à la peine derrière deGrom. Les Mets sont armés mais il faudra rapidement assumer ce nouveau statut.

Le Prono

Sur le papier, les Mets ont tout pour décrocher leur premier titre de division depuis 2015. Oui, sauf que la NL East est remplie de franchises ambitieuses qui joueront crânement leur chance pour les playoffs et 2021 sera loin d’être un long fleuve tranquille pour New York. Néanmoins, la franchise du Queens semble parti pour un match à deux avec les Braves dans les hautes sphères de cette division, et tout autre résultat qu’une qualification en playoffs serait une énorme déception. 2e NL East.

Philadelphia Phillies

Bryce Harper proche de ses standards MVP cette année avec Philadelphie ? (Crédits : John Adams/Icon Sportswire)

La saison 2020

Toujours pas. Malgré de nouvelles grandes mesures effectuées lors du précédent intersaison, les Phillies ont encore manqué le coche pour retrouver les playoffs. Pourtant, tout n’était pas à jeter dans la saison de Philadelphie, loin de là. Pour sa première saison dans le dugout de la franchise de Pennsylvanie, Joe Girardi a pu compter sur une attaque de feu, à l’image de la recrue Didi Gregorius de retour à haut niveau après sa blessure. Du côté des lanceurs, Aaron Nola et le nouveau venu Zack Wheeler ont été très bons, tout comme le jeune Zach Eflin. Alors, où est-ce que cela a bien pu pêcher pour les Phillies ? La réponse se trouve dans le bullpen. Affichant un ERA de 7.06 (!), ce secteur de jeu a coûté de nombreux matchs à la franchise qui, au regard de leur classement final (4e de la NL East) peut s’en mordre les doigts. À noter également les quelques problèmes en fin de rotation et la saison correcte mais insuffisante de Bryce Harper, deux données qui ont aussi eu leur importance dans une division où la moindre erreur se paie cash.

L’intersaison

À Philadelphie, l’intersaison a démarré avec un changement de GM qui a vu le très respecté Dave Dombrowski obtenir le poste. Sous sa direction, les Phillies ont tout d’abord verrouillé l’avenir de JT Realmuto dans la ville de l’amour fraternel en lui offrant le plus gros contrat de l’histoire pour un receveur. Derrière, Didi Gregorius a également eu le droit à un nouveau contrat, permettant à la franchise de conserver ses deux principaux free agents. Outre ces prolongations, la franchise s’est concentrée sur son point faible, le pitching staff, en allant chercher Matt Moore et Chase Anderson pour densifier la rotation et en multipliant les renforts d’expérience dans le bullpen. Sans effectuer de folies, Philadelphie a réalisé un intersaison intelligent et s’est assurément renforcé.

La Star : Bryce Harper, RF

Arrivé en grande pompe il y a deux ans à Philadelphie en signant le plus gros contrat de l’histoire de l’époque, Bryce Harper n’a jamais vraiment retrouvé ses standards de Washington dans sa nouvelle franchise. Loin d’être mauvais, son niveau reste en-deçà de son talent et devra montrer plus de choses pour espérer aller chercher ce titre qu’il convoitait en rejoignant les Phillies. 2021 devra être l’année du renouveau pour Bryce Harper, qui pourrait bien faire taire ses détracteurs.

Le joueur à suivre : Alec Bohm, 2B

Si les performances de Spencer Howard (prospect n°1 du farm system) sur le monticule seront scrutés de près, celles d’Alec Bohm le seront d’autant plus. Excellent l’an passé pour ses débuts en MLB, en atteste sa deuxième place dans la course au trophée de rookie de l’année en National League, le jeune infielder va devoir confirmer sur une saison plus longue où il sera attendu. Véritable force offensive, il sera un élément clé de l’attaque des Phillies à tout juste vingt-quatre ans.

La Clé : avoir un pitching staff solide

L’an dernier, Philadelphie est passé tout proche des playoffs mais a payé les contre-performances de son bullpen et du bas de sa rotation. Avec des ajustements malins effectués au cours de l’hiver, la franchise espérera enfin goûter aux playoffs dans l’ère Bryce Harper et enfin réaliser des performances à hauteur des ambitions affichées. Si l’attaque reste au niveau de 2020, la clé sera donc un bullpen solide et une rotation au niveau, deux secteurs privilégiés au cours de l’intersaison.

Le Prono

Sera-ce enfin l’année de la confirmation pour Philadelphie ? Sur le papier, les Phillies ont l’effectif pour jouxter avec les favoris de cette division, mais le destin en a jusqu’ici décidé autrement. Il sera compliqué d’aller chercher le titre de division ou une Wild Card, et Philly pourrait encore une fois échoué de peu dans sa quête de la postseason. 3e NL East.

Washington Nationals

La der de Scherzer, une motivation suffisante à Washington pour retrouver les playoffs ? (Crédits : Mike Ehrmann/ Getty Images)

La saison 2020

Champions en 2019, les Nationals ont connu une saison bien plus compliquée en 2020. Après l’euphorie du titre, Washington a dû composer sans son héros Stephen Strasburg (seulement cinq manches lancées en 2020) et a enchaîné les contre-performances pour finalement sombrer à la dernière place (ex-æquo) de la division NL East. Si Juan Soto, absent lors des dix premiers matchs, et Trea Turner ont excellé, la rotation a elle déçu et Dave Martinez n’a pas réussi à retrouver ce qui avait fait des Nationals une équipe redoutable lors du run jusqu’au World Series. Un pavé dans la marre donc, et une année à oublier pour la franchise de D.C.

L’intersaison

Si plusieurs membres de l’épopée de 2019 sont partis au cours de l’hiver (Eaton, Cabrera, Suzuki, Doolittle, …), Washington a tout de même réussi à se renforcer au cours de l’intersaison. Dans l’alignement, les Nationals ont signé le puissant Kyle Schwarber mais ont aussi récupéré le vétéran Gerardo Parra et surtout Josh Bell en première base. L’ancien joueur des Pirates arrive par transfert depuis Pittsburgh et espérera se relancer après une année moyenne en 2020 pour réaffirmer son statut de star sur le premier coussin.

Par ailleurs, la franchise de la capitale fédérale a réalisé deux grosses signatures chez les lanceurs. Tout d’abord, Brad Hand, excellent avec Cleveland, viendra renforcer un bullpen toujours considéré comme le point faible de l’équipe, tandis que le vétéran Jon Lester se placera en quatrième option dans la rotation derrière le trio Scherzer/Strasburg/Corbin. À noter que le catcher Alex Avila a également été signé, lui qui a déjà évolué par le passé avec Scherzer (Tigers), Corbin (D-Backs) et Lester (Cubs).

La Star : Juan Soto, RF

Il n’a que vingt-deux ans mais Juan Soto est déjà une énorme star en MLB et l’un des franchise player des Nationals. Ultra précieux lors du sacre de Washington en 2019, le Dominicain a excellé l’an passé et aurait largement pu être élu MVP s’il n’avait pas manqué quelques matchs en début de saison. Repositionné à droite de l’outfield pour la saison à venir, il sera LE leader de cette franchise en attaque aux côtés de Trea Turner.

Le joueur à suivre : Carter Kieboom

On l’annonçait déjà comme le joueur à suivre à Washington l’an dernier, mais Carter Kieboom n’a pas convaincu pour sa première saison en MLB. Positionné dans le hard corner après le départ d’Anthony Rendon, l’ancien prospect n°1 du farm system des Nationals a vécu une année compliquée où il n’a pas pu exprimer son plein potentiel. À vingt-trois ans il a encore le temps de se développer, mais 2021 sera déjà une année cruciale car sa franchise pourrait être tentée de l’échanger en cas de nouvelle saison en dent de scie.

La Clé : retrouver le rythme de 2019

En une saison, Washington est passé de champion en titre à pire franchise (en terme de bilan) dans sa division. La chute a été rude, et le rebond sera forcément attendu. Avec un effectif amélioré par rapport à l’an dernier, les Nationals ont les cartes en main pour retrouver les sommets dans la NL East mais devront retrouver cette dynamique qui les avait emmené jusqu’au titre suprême. Dave Martinez a les clés en main.

Le Prono

Après une saison décevante, Washington doit rebondir le plus vite possible. L’effectif est taillé pour se mêler dans la course aux playoffs, et même si l’opposition sera relevée dans cette division les Nationals doivent avoir de l’ambition. Cela sera peut-être compliqué, mais la franchise de D.C vit sûrement la dernière saison de Max Scherzer dans ses rangs et voudra soigner la sortie de son lanceur star. Malgré cela, il faudra de la réussite pour aller chercher un membre du duo Braves/Mets en tête de la division. 4e NL East.

Après le sacre des Braves en 2020, qui sera en mesure de succéder à Atlanta dans cette NL East ? La franchise de Géorgie sera dans la course pour sa propre succession, mais l’étau se resserre parmi les poursuivants. Les Mets ont réalisé une grande offseason pour jouer les premiers rôles, tandis que les Phillies devront rebondir et qu’il ne faudra pas sous-estimer les Nationals, champions en 2019. Au final seuls les Marlins semblent un ton en-dessous même si Miami pourrait gêner plus d’une équipe après un exercice surprise.



Laisser un commentaire