Le Canadien est un intrus!


Du 20 décembre au 27 décembre, les directeurs généraux doivent respecter une trêve.

Pas question de procéder à des transferts. Ainsi le veut l’Association des joueurs, ainsi l’ont accepté les propriétaires de la Ligue nationale.

Mais avez-vous remarqué qu’une semaine avant qu’on impose cette trêve, les décideurs des équipes de la LNH se rencontrent pour discuter des règlements, de différentes solutions sur des sujets plutôt ambigus.

Et, évidemment, on multipliera les consultations. C’est toujours une période intéressante pour amorcer les discussions au sujet des patineurs qui attirent l’attention et sur ceux qui viendront alimenter les rumeurs.

On va labourer le terrain dans l’espoir d’obtenir une bonne récolte d’ici le 3 mars, date limite pour conclure les transactions.

Kent Hughes, assurément, sera un directeur général très occupé et surtout très sollicité. Au sein du Canadien, il y a sans doute des joueurs qui soulèvent un intérêt en raison de leur statut.

L’expérience d’Edmundson

Prenons l’exemple de Joel Edmundson. Il s’agit d’un défenseur expérimenté, il a gagné la coupe Stanley à St. Louis alors que les Blues avaient misé beaucoup sur leur brigade défensive. Il reste une autre année à son entente d’une moyenne de 3,5 millions $ par saison.

Ne représente-t-il pas une occasion d’affaires pour une équipe désirant ajouter de la profondeur à la ligne bleue ? Un club comme les Oilers d’Edmonton, par exemple. Entre-temps, ne représente-t-il pas un actif pouvant permettre à Jeff Gorton et Kent Hughes d’amenuiser leur masse salariale et surtout d’améliorer leur sort au repêchage ?

Avec une course éreintante qui s’annonce pour obtenir une qualification aux séries et plusieurs équipes en danger de rater le rendez-vous du printemps alors qu’en début de saison, elles n’avaient jamais pensé se retrouver dans une situation soulevant les inquiétudes, des joueurs comme Joel Armia, dont le pacte à 3,4 M$ annuellement est encore bon pour deux campagnes, pourraient intéresser certains homologues de Hughes.

Josh Anderson (un contrat qui fait peur à 5,5 M$ pour encore quatre saisons), Christian Dvorak et Sean Monahan— sont ces cas particuliers. Le dernier sera un joueur de location, mais, aussi, un joueur avec un coffre d’outils bien garni. 

Changement de cap ?

Le Canadien se retrouve dans une situation idéale. Son programme de développement fonctionne. Ses objectifs de changer la culture de l’organisation sont respectés parce que l’entraîneur Martin St-Louis a dressé un plan d’action qui étonne. 

Les jeunes joueurs en développement dans les rangs mineurs accumulent les bonnes notes. 

Par conséquent, Gorton et Hughes ne modifieront pas leur modèle d’affaires.

Enfin, peut-être pas.

Si le CH continue à progresser comme il l’a fait depuis le début de la saison, si les joueurs deviennent des intrus dans la course pour une qualification au tournoi printanier, les deux décideurs du Tricolore seront-ils invités à revoir leur stratégie ?

Ils devront y songer, ça ne fait aucun doute. Mais jusqu’ici, ils ont été imperturbables.

Attirer l’attention

Les recruteurs sont de plus en plus nombreux aux matchs du Canadien et c’était à prévoir. Avait-on pensé un instant que cette formation se retrouverait au beau milieu du classement, qu’elle compétitionnerait à un haut niveau, qu’elle offrirait un spectacle aussi couru ? La réponse à toutes ses questions est non.

Du même coup, les curieux pointent le nez.

Comment se fait-il que Montréal connaisse autant de bons résultats ? On veut savoir, mais surtout, on veut avoir une évaluation encore plus poussée des effectifs.

Et qu’on le veuille ou non, pour les clubs qui veulent ajouter de la profondeur à leur formation, le Canadien est une équipe attrayante présentement.

Étonnamment attrayante. 

Sortir un lapin du chapeau 

Joe Sakic et l’Avalanche cherchent des solutions, mais comment trouver un moyen pour se sortir du bourbier dans lequel est empêtré le club ?

Gabriel Landeskog et Valeri Nichushkin sont sur la touche. Artturi Lehtonen a rejoint ses deux coéquipiers tout comme Nathan MacKinnon. Le Colorado a perdu 5 à 3 à Philadelphie lundi et s’est incliné à Denver 4 à 0 face aux Bruins de Boston, mercredi.

Les champions en titre sont dans le pétrin.

Sakic aimerait bien tenter un coup fumant, mais le plafond salarial l’en empêche.

Pourquoi ?

Le grand décideur sait très bien qu’il ne peut pas ajouter un autre salaire important sans s’attirer des ennuis.

Le président des opérations hockey doit donc espérer qu’il pourra passer à travers la tempête sans trop de problèmes.

Mais, attention, dans la division Centrale, Dallas gagne, Winnipeg gagne, Minnesota semble jouer beaucoup mieux et les Blues restent à surveiller.

Il n’y a pas de marge d’erreur. L’Avalanche doit colmater les brèches avec Alex Galchenyuk et Charles Hudon. Ce n’est pas nécessairement la meilleure solution, vous en conviendrez.

Prix élevé pour Boeser

Les agents de Brock Boeser ont discuté avec six formations depuis qu’ils ont obtenu la permission des Canucks. Le problème : le contrat qu’ils ont négocié pour leur client rend les intéressés un peu frileux. Ils aimeraient bien que les propriétaires à Vancouver épongent une partie de son salaire. La réponse est non…

Un commentaire de Doug Armstrong, le grand responsable du secteur hockey chez les Blues de St. Louis : « Tenter de créer une onde de choc est difficile en raison du plafond salarial ». 

Un autre directeur général : « On voudrait bien effectuer des transferts chez les effectifs, mais le plafond salarial nous met des bâtons dans les roues. Dommage ».

Ils ont parfaitement raison. Éventuellement, les DG devront obtenir l’aide des décideurs du hockey professionnel.



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