EuroBasket 2022 | Présentation du groupe D


L’EuroBasket 2022 démarre à partir du 1er septembre, dans quatre pays : la Géorgie (groupe A), l’Allemagne (groupe B), l’Italie (groupe C) et la République Tchèque (groupe D), avant que les pays qualifiés pour les phases finales ne se retrouvent en Allemagne, à Berlin.

Avant le début des opérations, Basket USA vous propose une présentation générale des forces en présences dans chaque groupe.

Après le Groupe A, puis le groupe B, et enfin le Groupe C hier, il ne reste plus que le Groupe D où la Serbie fait figure d’ultra favori, devant la Finlande de Lauri Markkanen. Les coéquipiers de Nikola Jokic et Vassilije Micic ne devraient pas avoir à se faire de sang d’encre face à des petites nations comme les Pays-Bas et Israël tandis que la République Tchèque, à domicile, essaiera de ne pas gâcher sa fête du basket en passant le premier tour (malgré les blessures).

FINLANDE

L’EFFECTIF

Le cinq majeur : Edon Maxhuni, Sasu Salin, Mikael Jantunen, Olivier Nkamhoua, Lauri Markkanen

Les remplaçants : Shawn Huff, Henri Kantonen, Petteri Koponen, Miro Little, Alexander Madsen, Topias Palmi, Ilari Seppala, Elias Valtonen

LE JOUEUR À SUIVRE

Lauri Markkanen. C’est l’un des hommes en (grande) forme cet été. Après une belle saison avec les Cavs à 15 points et 6 rebonds de moyenne, et surtout le sourire retrouvé en NBA, Lauri Markkanen a rapidement enchaîné avec sa sélection, tournant à 20 points, 9 rebonds et 3 passes pour battre la Suède et la Croatie en juillet dernier (dont le tir de la gagne face aux Croates). Et, face à l’Ukraine en prépa, il a tout simplement réussi son meilleur match en sélection avec un carton monumental à 42 points dans une nouvelle victoire (en prolongation).

FORCES ET FAIBLESSES

Première équipe européenne à se qualifier pour la prochaine Coupe du monde, la Finlande n’a pas perdu son temps pendant les éliminatoires et valide encore plus la passation de pouvoir qui s’est déroulée entre Henrik Dettmann, le coach historique de la Finlande, et Lassi Tuovi, le coach de Strasbourg qui en est désormais l’héritier.

Sachant que les anciens, Hanno Mottola et Teemu Rannikko, se sont recyclés dans le staff et qu’il reste encore des vétérans tels que Petteri Kopponen ou Sasu Salin pour encadrer la génération montante. Cette dernière est évidemment incarnée par la star Markkanen (25 ans seulement), mais aussi par le robuste intérieur Alexander Madsen, le meneur Edon Maxhuni ou encore le futur joueur de Baylor, Miro Little (18 ans).

Dans un groupe D largement à leur portée, à part pour la Serbie, et surtout après le pépin physique de Satoransky pour les locaux, la Finlande a une opportunité en or de finir deuxième et de se garantir un huitième de finale abordable. Après ça, tout est possible quand on dispose d’un joueur NBA capable de prendre feu au sein d’un collectif uni et cohérent.

Les absents :

LE BILAN EN PRÉPARATION

2 victoires – 3 défaites
361 points marqués
403 points encaissés
-42

RÉSULTAT AU DERNIER EURO

11e au classement final (éliminée en huitièmes (70-57) par l’Italie)

ISRAEL

L’EFFECTIF

Le cinq majeur : Tamir Blatt, Yovel Zoosman, Deni Avdija, Roman Sorkin, Jake Cohen

Les remplaçants : Tomer Ginat, Nimrod Levi, Yam Madar, Gal Mekel, Rafael Menco, Guy Pnini, Idan Zalmanson

LE JOUEUR À SUIVRE

Deni Avdija. Double champion d’Europe chez les moins de 20 ans, avec un doublé rarissime en 2018 et 2019 (plus le titre de MVP de la compétition sur cette seconde édition à la maison), Deni Avdija s’était concentré sur ses débuts NBA dans la capitale fédérale ces deux dernières saisons (avec 8 points, 2 passes de moyenne cette année). Mais cet été, pour son retour sous les drapeaux, Avdija est très ambitieux et il rêve carrément de médaille ! Si cela semble un tantinet présomptueux compte tenu de la concurrence, Advija peut bel et bien rêver d’un huitième de finale dans un groupe très ouvert.

FORCES ET FAIBLESSES

Classée au 42e rang mondial, Israël est néanmoins une nation qui monte sur l’échiquier continental. Très en réussite sur les compétitions de jeunes avec deux titres de champions d’Europe en 2018 et 2019, plus une médaille d’argent en 2017 et une demi-finale cet été, la sélection israélienne senior est désormais constituée de cette génération dorée incarnée par Avdija mais aussi Yovel Zoosman (champion d’Allemagne avec l’Alba Berlin cette saison), le meneur du Partizan Yam Madar ou encore le fiston de David Blatt, Tamir, qui joue lui aussi à l’Alba Berlin.

Forte de ce noyau dur de joueurs âgés de 25 ans ou moins, Israël devrait pouvoir faire monter sa cote fissa au ranking FIBA. Ayant déjà battu la Pologne et l’Estonie en matchs de qualification pour la prochaine Coupe du Monde, mais trop courte pour rivaliser avec l’Allemagne ou la Finlande, l’équipe coachée par Guy Goodes doit passer un cap important avec un effectif largement plus talentueux que durant ces fenêtres.

Pour accompagner cette jeune équipe qui a parfois tendance à s’éparpiller et se perdre en émotions, les vétérans que sont Gal Mekel, Guy Pnini voire Jake Cohen ne seront pas de trop. Dixième de l’Euro 2015 en France, Israël comptera améliorer ce classement alors que leur dernière médaille remonte à une éternité : 1979 !

Les absents : T.J. Leaf…

LE BILAN EN PRÉPARATION

5 victoires – 0 défaite
497 points marqués
372 points encaissés
+125

RÉSULTAT AU DERNIER EURO

21e au classement final

PAYS-BAS

L’EFFECTIF

Le cinq majeur : Charlon Kloof, Keye van der Vuurst de Vries, Worthy de Jong, Jito Kok, Olaf Schaftenaar

Les remplaçants : Yannick Franke, Matt Haarms, Shane Hammink, Mohamed Kherrazi,  Jesse Edwards,  Roeland Schaftenaar, Leon Williams

LE JOUEUR À SUIVRE

Keye van der Vuurst de Vries. Outre le titre officieux de patronyme le plus complexe qu’il subtilise allègrement à la fratrie des Antetokounmpo, Keye van der Vuurst de Vries est l’étoile montante du basket néerlandais. Déjà aguerri aux tournois FIBA chez les jeunes avec notamment un titre de champion d’Europe des moins de 18 ans (en division B) avec 35 points en finale, plus 13 sélections chez les A sans compter ses trois saisons en BCL, le meneur de 20 ans compte déjà quatre ans de carrière, ayant débuté à l’âge tendre de 16 ans en sélection. Passeur de grand talent, Van der Vuurst de Vries sera l’atout majeur de son équipe qui n’a rien à perdre.

FORCES ET FAIBLESSES

Petit poucet de la compétition, ainsi que sa 47e place au ranking FIBA en atteste, tout autant que son bilan vierge de victoire en préparation le confirme (5 défaites en 5 matchs), les Pays-Bas ne sont pourtant pas très loin des autres nations européennes, avec trois défaites rageantes à -2 et -1 face à l’Italie et l’Islande dans les matchs de qualification pour la prochaine Coupe du Monde. Pour preuve, ils ont fini deuxième de leur groupe de qualification à l’Euro, devant la Turquie et la Suède (éliminée)…

Cela dit, avec les effectifs de chaque pays au complet (ou presque), les « Oranje » vont devoir faire fort pour se sortir de leur groupe. Ils voudront en tout cas faire mieux que leur 21e place à l’Euro français de 2015, pour ce qui était leur retour dans cette compétition après 28 ans d’absence ! Pour la tournée d’adieux de leur leader historique, Worthy de Jong (35 ans), les Pays-Bas pourront compter sur un autre vétéran, Charlon Kloof (15 points, 6 rebonds en qualifications) mais aussi Yannick Franke et l’inévitable Van Der Vuurst De Vries.

Les absents :

LE BILAN EN PRÉPARATION

0 victoire – 5 défaites
342 points marqués
410 points encaissés
-68

RÉSULTAT AU DERNIER EURO

Pas qualifiée

POLOGNE

L’EFFECTIF

Le cinq majeur : AJ Slaughter, Michal Michalak, Mateusz Ponitka, Aleksander Dziewa, Aleksander Balcerowski

Les remplaçants : Aaron Cel, Jakub Coulibaly, Jakub Garbacz, Lukasz Kolenda, Michal Kolenda, Dominik Olejniczak, Jakub Schenk, Michal Sokolowski, Jaroslaw Zyskowski

LE JOUEUR À SUIVRE

Mateusz Ponitka. A 13 points, 7 rebonds et 3 passes, Mateusz Ponitka était déjà l’un des leaders de la Pologne au dernier Eurobasket, son troisième en carrière, d’autant plus qu’il n’y avait déjà plus le « Marteau Polonais », Marcin Gortat, à la retraite internationale. Pour sa quatrième participation, l’arrière athlétique qui vient de signer à Reggio Emilia sera encore le patron de sa sélection avec sa capacité à se démultiplier et alimenter la marque à tous les niveaux.

FORCES ET FAIBLESSES

Entraîneur star en Pologne où il a raflé trois titres en quatre ans à la tête du Stal Ostrów Wielkopolski, Igor Milicic est logiquement devenu le sélectionneur national, à la suite de Mike Taylor (en place huit ans durant). Mais son style atypique et innovateur n’a pas encore véritablement fait ses preuves, avec des changements défensifs aussi confus pour ses adversaires que pour ses propres joueurs… Et la Pologne est d’ores et déjà hors course pour la prochaine Coupe du Monde !

Erreur de parcours ou confirmation d’une vraie baisse de régime ? Coach Milicic est presque déjà sur la sellette avec cet Euro qui doit lui permettre de corriger le tir. Pour ce faire, il pourra retrouver la séduisante traction arrière composée de AJ Slaughter et Mateusz Ponitka. Ces deux-là devraient fournir l’essentiel du jeu offensif polonais sachant que la jeune star, Jeremy Sochan, drafté par les Spurs, n’a pas été autorisé par sa nouvelle franchise à participer à l’Euro dès cet été.

Huitième de la dernière Coupe du Monde, la Pologne avait créé la sensation. Il s’agira de retrouver cette magie pour espérer renverser quelques cadors en chemin. L’effectif polonais est plutôt solide sur la longueur, avec notamment les deux Aleksander : Dziewa et Balcerowski, respectivement à 2m07 et 2m15, plus le franco-polonais, Aaron Cel ou encore Michal Michalak (qui tournait à 13 points, 4 rebonds en Allemagne cette saison).

Les absents : Jeremy Sochan, Marcel Ponitka…

LE BILAN EN PRÉPARATION

2 victoires – 3 défaites
390 points marqués
445 points encaissés
-55

RÉSULTAT AU DERNIER EURO

18e au classement final

REPUBLIQUE TCHEQUE

L’EFFECTIF

Le cinq majeur : Tomas Satoransky, Vojtech Hruban, Jaromir Bohacik, Jan Vesely, Ondrej Balvin

Les remplaçants : Patrik Auda, David Jelinek, Vit Krejci, Martin Kriz, Tomas Kyzlink, Lukas Palyza, Martin Peterka, Viktor Pulpan, Ondrej Sehnal, Tomas Vyoral

LE JOUEUR À SUIVRE

Tomas Satoransky. Chef d’orchestre de sa sélection, Tomas Satoransky en est également le coeur et l’âme. Meneur athlétique de grande taille, « Sato » va en quelque sorte effectuer un retour aux sources en cette rentrée. Sauf qu’il s’est blessé il y a une semaine, et que ce n’est pas certain qu’on le voie… Mais officiellement, il n’est pas forfait et il est inscrit dans l’effectif.

S’il est apte, le leader tchèque, revenu en Europe, ca essayer de porter à nouveau sa sélection dans une aventure au long cours à l’Euro, qui démarrera sur ses terres praguoises. Sa présence change considérablement le paysage pour sa sélection tant c’est lui qui donne le ton à la passe mais aussi dans l’intensité et la rigueur.

FORCES ET FAIBLESSES

Avec son duo de stars, Satoransky – Vesely (qui évolueront ensemble à Barcelone à la rentrée prochaine), en pleine forme, la République Tchèque fait clairement partie des deux favoris de ce Groupe D, qui se tiendra précisément à Prague, la capitale du pays.

Le souci, c’est que le meneur ne sera clairement pas à 100% s’il joue, et les ambitions sont donc mesurées. Cela dit, l’optimisme serait de rigueur pour un retour de Sato, tout comme pour l’ailier du Thunder, Vit Krejci, qui a lui aussi été mis au repos en amont de l’Euro.

Equipe ultra séduisante du fait de son jeu rapide et spectaculaire, et ce depuis l’Euro 2015 et une belle 7e place, les Tchèques ont gardé leur grosse dynamique depuis en squattant le Top 10 de la dernière Coupe du Monde (6e) et des derniers JO à Tokyo avec une 9e place. Dotée d’un groupe qui se suit depuis des années et qui se connaît sur le bout des doigts, la République Tchèque devra jouer des coudes pour passer le premier tour, avec la Pologne et Israël en principaux rivaux.

Les absents : Tomas Satoransky (?)…

LE BILAN EN PRÉPARATION

2 victoires – 2 défaites
358 points marqués
340 points encaissés
+18

RÉSULTAT AU DERNIER EURO

20e au classement final

SERBIE

L’EFFECTIF

Le cinq majeur : Vasilije Micic, Vanja Marinkovic, Vladimir Lucic, Nikola Kalinic, Nikola Jokic

Les remplaçants : Dejan Davidovac, Ognjen Dobric, Marko Guduric, Marko Jagodic-Kuridza, Ognjen Jaramaz, Balsa Koprivica,  Nikola Milutinov, Nemanja Nedovic, Dusan Ristic, Borisa Simanic

LE JOUEUR À SUIVRE

Nikola Jokic. Double MVP NBA, Nikola Jokic effectue son grand retour en sélection après trois ans de césure. Favori à la Coupe du monde 2019, la Serbie du « Joker » était tombée en quarts de finale pour ne finir qu’à une « petite » 5e place. Probablement revancharde, la star des Nuggets voudra effacer cette contre-performance à l’Euro, d’autant que ce sera à vrai dire sa toute première participation à l’événement ! Déjà intenable en NBA, Jokic devrait faire des ravages dans le contexte FIBA et le garçon a déjà annoncé la couleur : « [En Serbie], on n’aime pas les sports et le basket, on aime les victoires et les médailles ! »

FORCES ET FAIBLESSES

Si la liste d’absents a de quoi faire rougir n’importe quel pays à travers le monde, la Serbie présente encore un effectif replet de talents à tous les postes. Nikola Jokic et Vassilije Micic, dominateurs chacun sur leur continent, en seront les porte-drapeaux mais derrière, il y a encore beaucoup de beau monde, à commencer par Nikola Milutinov, Marko Guduric et Nemanja Nedovic, tous calibrés Euroleague.

Il faut dire que le cinq majeur concocté par le très (très) expérimenté Svetislav Pesic (déjà coach de la Yougoslavie il y a 21 ans, et sacré en 2001 à l’Euro puis en 2002 au Mondial) est lui aussi très équilibré pour lancer le jeu, avec les deux artistes que sont Jokic et Micic qui sont entourés de soutiers tels que Kalinic et Lucic, plus le prometteur Vanja Marinkovic, actuellement à Vitoria drafté par les Kings en 2019.

Appelé au chevet de la nation après le camouflet de l’été passé, Coach Pesic avait réussi par le passé à associer toutes les stars serbes pour ne former qu’un, dans un collectif soudé et partageur. C’est le même défi qui va l’attendre à Prague, puis à Berlin. La Serbie regorge de talent mais il faudra bien jouer ensemble pour aller décrocher la première médaille d’or européenne depuis 2001, la première en tant que nation souveraine (sans le Monténégro en l’occurrence).

Les absents : Nemanja Bjelica, Bogdan Bogdanovic, Boban Marjanovic, Milos Teodosic, Aleksej Pokusevski, Nikola Jovic…

LE BILAN EN PRÉPARATION

3 victoires – 1 défaite
347 points marqués
312 points encaissés
+35

RÉSULTAT AU DERNIER EURO

Médaille d’argent (battue en finale (93-85) par la Slovénie)

LE CALENDRIER DU GROUPE D

Vendredi 2 septembre 2022

  • Israël – Finlande (14h00)
  • Pologne – République Tchèque (17h30)
  • Serbie – Pays-Bas (21h00)

Samedi 3 septembre 2022

  • Finlande – Pologne (14h00)
  • République Tchèque – Serbie (17h30)
  • Pays-Bas – Israël (21h00)

Lundi 5 septembre 2022

  • Pologne – Israël (14h00)
  • République Tchèque – Pays-Bas (17h30)
  • Serbie – Finlande (21h00)

Mardi 6 septembre 2022

  • Pays-Bas – Pologne (14h00)
  • Finlande – République Tchèque (17h30)
  • Israël – Serbie (21h00)

Jeudi 8 septembre 2022

  • Finlande – Pays-Bas (14h00)
  • République Tchèque – Israël (17h30)
  • Serbie – Pologne (21h00)

A lire aussi : la preview du Groupe A

 La preview du Groupe B

La preview du Groupe C

Crédits photo : FIBA

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