AL West, une hiérarchie bousculée ?


AL West

Astros, Angels, Athletics, Marines et Rangers, ils seront cinq pour un titre de division dans l’AL West. Qui pourra succéder à Oakland, sacré en 2020 ? Présentation des forces en présence dans une division assez ouverte sur le papier.

Houston Astros

Jeunesse et expérience, mélange gagnant pour les Astros ? (Crédits : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports)

La saison 2020

2020 ne devait pas rester dans les mémoires après les révélations autour du scandale des vols de signes en 2017 et le renvoi forcé du duo Jeff Luhnow/AJ Hinch, mais Houston a réalisé une saison rédemptrice. Pourtant, tout semblait mal embarqué pour les nouveaux protégés de Dusty Baker. Outre les scandales autour de la franchise, Houston connut une vague de blessures qui les priva de Justin Verlander, Yordan Álvarez et de nombreux lanceurs. Toutefois, malgré une rotation décimée et des leaders en difficulté en attaque (Altuve et Gurriel notamment), les Astros vont se battre grâce à une jeune génération qui va porter la franchise. Derrière Kyle Tucker dans le lineup, Framber Valdez et Cristian Javier sur le monticule ou encore de nombreux relievers dans le bullpen, Houston flirtera avec le bilan neutre (29W-31L) et profitera de la réforme des playoffs pour décrocher une Wild Card malgré un bilan négatif.

Si, au vu des circonstances, cette qualification en postseason était déjà une réussite, les Astros vont faire mieux en enchaînant les surprises en playoffs. Profitant du réveil de certains vétérans, Carlos Correa en tête, et de la confirmation des jeunes, Houston va sortir les Twins puis les Athletics pour rejoindre les ALCS. Si l’aventure s’arrêtera finalement là après une bataille en sept matchs contre les Rays, la franchise texane a répondu sportivement au contexte difficile du début de saison en affichant un joli mélange entre ancienne et nouvelle génération.

L’intersaison

Surfant sur la vague de 2020, les Astros ont décidé de jouer la continuité lors de l’intersaison. Malgré le départ de George Springer vers les Blue Jays, l’acquisition majeure dans le lineup s’appelle Jason Castro qui alternera au poste de receveur avec Martin Maldonado. Même son de cloche dans la rotation malgré l’absence de Justin Verlander qui se prolonge, avec l’unique signature du vétéran Jake Odorizzi pour pallier au possible forfait de Framber Valdez, touché récemment au doigt. Les seules retouches majeures sont intervenues dans le bullpen où les expérimentés Pedro Baez et Ryne Stanek viendront encadrer un groupe jeune qui devra, pour de nombreux membres, passer le sophomore wall.

La star : José Altuve, 2B

Décevant en 2020 et sûrement touché par la vague de haine qui s’est abattue sur lui après les révélations autour des vols de signe de 2017, José Altuve va devoir rebondir lors du prochain exercice. Véritable leader vocal et joueur d’impact offensivement, le Vénézuélien doit montrer l’exemple à la nouvelle génération pour rappeler à tout le monde qu’il est toujours un joueur de premier plan à désormais trente ans.

Le joueur à suivre : Yordan Álvarez, DH

Absent l’an dernier, le rookie de l’année 2019 en National League sera attendu au tournant pour son retour à la compétition. Appelé à compenser l’apport offensif de George Springer, parti à Toronto, le Cubain devra se rappeler aux bons souvenirs de sa première année pour remettre Houston sur le devant de la scène. Aux côtés de Kyle Tucker, il incarne déjà la nouvelle génération du lineup texan prête à prendre la relève.

La clé : santé et continuité

L’an passé, Houston a vu de nombreux jeunes profiter de la vague de blessure qui a touché l’effectif pour se révéler aux yeux de tous. Cette année, avec le retour de blessure de nombreux joueurs, la franchise a toutes les cartes en main pour se réaffirmer comme un prétendant dans l’American League. Le mélange jeunesse/expérience pourrait être encore plus impressionnant avec l’ensemble de l’effectif en pleine santé, et une nouvelle saison réussie permettrait à Houston de poursuivre son chemin sur la route de la rédemption.

Le prono

Avec une nouvelle génération émergente et des tauliers dans leur prime ou ayant l’expérience du titre, Houston semble armé pour reprendre son titre de division. Le chat noir de 2020, Oakland, a perdu quelques joueurs clés et les Astros pourraient en profiter pour récupérer un titre en AL West qu’ils avaient jusqu’ici remporté trois fois de suite. 1er AL West.

Los Angeles Angels

Mike Trout pourra-t-il enfin compter sur une franchise à la hauteur de son talent ? (Crédits : Kelvin Kuo/AP)

La saison 2020

Malgré une saison raccourcie et l’espoir de jours meilleurs avec l’arrivée de Joe Maddon dans le dugout, les Angels ont encore une fois manqué le coche pour les playoffs. Pourtant, il y a eu de très bonnes choses du côté de Los Angeles. Anthony Rendon a été convaincant pour sa première saison en Californie malgré une blessure qui l’a handicapé, Dylan Bundy a été intéressant au cœur de la rotation, Mike Trout a fait du Mike Trout… Et pourtant, les Angels ont encore une fois terminé quatrièmes de leur division, laissant même les Mariners finir devant eux. Il y a de nombreuses choses à corriger, mais tout n’était pas à jeter à Los Angeles en 2020.

L’intersaison

Principal chantier chez les Angels depuis plusieurs années, la rotation a été le secteur le plus privilégié par le nouveau GM Perry Minasian. Ainsi, José Quintana et Alex Cobb ont été ajoutés chez les starters, tandis que Raisel Iglesias a lui été recruté via un échange pour densifier le bullpen. Par ailleurs, Dexter Fowler (Cardinals) et José Iglesias (Orioles) sont eux aussi arrivés par transfert pour améliorer l’alignement, tandis que Kurt Suzuki apportera lui ses qualités défensives au poste de receveur. Pas de blockbuster trade ou de signatures impressionnantes (malgré une tentative sur Trevor Bauer qui rejoindra finalement le voisin des Dodgers), mais aucune perte notable et des coups bien sentis.

La star : Mike Trout, CF

Qui d’autre que Mike Trout pour apparaître dans cette section ? Véritable star de la MLB, le champ centre a encore réalisé une saison de très haute volée (5e du vote MVP en AL). Bien que ce dernier se soit dit déçu de ses performances, il incarne l’espoir à Los Angeles depuis son arrivée dans la ligue. Véritable patron chez les Angels, il faudra espérer que sa franchise arrive enfin à se mettre à son niveau pour rallier les playoffs.

Le joueur à suivre : Shohei Ohtani, P/DH

2020 devait être le retour de Shohei Ohtani sur le monticule, mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Si le Japonais a continué à évoluer au poste de designated hitter, il n’a lancé que 1.2 manche pour un ERA de 37.80 ! Très loin de ses standards, le prodige nippon devra se ressaisir en 2021 dans une année où les Angels auront une nouvelle fois des ambitions à concrétiser.

La clé : saisir sa chance

Sans faire de folie au cours de l’hiver, les Angels ont tout de même profité de plusieurs départs importants chez leurs rivaux de division pour se replacer dans la hiérarchie de l’AL West. Avec un effectif composé de MVP en puissance (Trout, Rendon), une rotation qui semble moins fragile que par le passé et un lineup où sont venus se greffer plusieurs ajouts intelligents, ne serait-ce pas le moment parfait pour les Angels de retrouver les playoffs ? La fenêtre de tir semble parfaite, et après six saisons loin de la postseason tout autre résultat qu’une qualification laisserait un goût amer dans la bouche des habitués du Angel Stadium.

Le prono

Les cartes ont peut-être été rebattues dans cette division, et les Angels pourraient en profiter pour goûter à nouveau aux playoffs. Pour cela il faudra impérativement performer contre les Astros et les Athletics, rivaux directs pour la postseason, sous peine de se retrouver une nouvelle fois dans le mauvais wagon. 2e AL West.

Oakland Athletics

Les A’s seront-ils en mesure de conserver le titre de division ? (Crédits : John McCoy/Getty Images)

La saison 2020

Avec les scandales qui entouraient Houston en 2020, les Athletics ont réussi à s’affirmer comme la franchise dominante en AL West au cours de cette saison raccourcie. Sans forcément impressionner avec une puissance – et plus globalement une attaque – moyenne ainsi qu’une rotation irrégulière, Oakland s’est appuyé sur d’autres forces pour dominer la concurrence. En effet, les A’s ont pu compter sur une défense élite, mais aussi un bullpen et un facteur clutch important pour garder l’avantage ou le renverser en fin de rencontre. Grâce à ces atouts, la franchise de la Baie a remporté la division pour la première fois depuis 2013, a terminé avec le deuxième meilleur bilan en American League et s’est même offert sa première série en playoffs depuis 2006 en faisant tomber les White Sox (2-1). Malheureusement le rêve s’arrêtera face à des Astros qu’Oakland avait pourtant dominés en saison régulière, mettant fin à une parenthèse heureuse pour une franchise habituée à bousculer la hiérarchie.

L’intersaison

Avec un effectif assez complet mais un budget toujours aussi limité, les Athletics ont logiquement vu partir plusieurs noms importants au cours de l’hiver. Ainsi, Marcus Semien s’en est allé vers le Canada, Tommy LaStella vers San Francisco, et enfin (et surtout) Liam Hendrick, meilleur reliever des Ligues Majeures, est parti en direction de Chicago. À noter également les départs de Robbie Grossman et du puissant Khris Davis, marquant une nette perte de profondeur dans l’effectif pour les hommes de Bob Melvin. Pour compenser tout cela, le Front Office a tenté des paris.

Pour pallier à la perte importante dans le bullpen, le trio Trevor Rosenthal/Sergio Romo/Adam Kolarek a été engagé. Du côté du lineup, Elvis Andrus, arrivé dans l’échange envoyant Davis aux Rangers, devrait reprendre le rôle de shortstop tandis qu’un autre vétéran, Mitch Moreland, devrait occuper le poste de DH. Oakland a perdu en qualité et en quantité, mais si les paris tentés s’avèrent être payants, la différence pourrait ne pas être flagrante.

La star : Matt Chapman, 3B

Avec le départ de Marcus Semien, Matt Chapman sera LA star et LE leader (secondé par Matt Olson) de l’effectif des A’s. Possédant l’un des meilleurs gants des Ligues Majeures ainsi qu’une batte intéressante, il est le taulier du lineup et a un impact non-négligeable sur les performances de son équipe, en atteste son absence lors des précédents playoffs. Encore blessé pour le début de saison, il devra revenir en forme pour permettre aux siens de lutter pour le titre de division et les playoffs.

Le joueur à suivre : AJ Puk, SP

Si Sean Murphy ou encore Ramón Laureano incarnent le futur dans l’alignement, AJ Puk est l’espoir dans la rotation. Apparu lors de 11.1 manches en 2019, le natif de Minneapolis n’a pas lancé la moindre manche à cause d’un problème à l’épaule, symptomatique d’un début de carrière miné par les blessures. Dans un secteur de jeu en manque de constance en 2020, son retour en forme doit permettre d’apporter plus de sécurité, d’enfin lancer sa carrière et de montrer pourquoi il avait été choisi en sixième position lors de la Draft 2016.

La clé : croire en la magie Moneyball

Chaque année, Oakland affiche l’un des plus petits budget/payroll de la MLB. Pourtant, les A’s ne cessent de surprendre et se sont réaffirmés comme une équipe de playoffs depuis quelques années, malgré cet écart de masse salariale notamment visible avec le rival Astros. Cette année plus que jamais la franchise de la Baie va devoir croire en la magie du Moneyball caractéristique de la franchise au regard de son effectif affaibli par rapport à 2020, car il devrait être difficile d’accrocher le wagon pour la potseason.

Le prono

Sur le papier, la division Ouest de l’American League semble ouverte avec une hiérarchie mouvante. Avec ces paramètres en ligne de compte, Oakland pourrait une nouvelle fois tirer son épingle du jeu face aux Astros et aux Angels qui seront leurs principaux concurrents. Néanmoins ces deux franchises semblent plus solides sur le papier et les Athletics pourraient également manquer de peu les playoffs, et scénario qui semble malheureusement plus plausible que le premier cité. 3e AL West.

Seattle Mariners

À l’image de Jarred Kelenic, la nouvelle génération commence à frapper à la porte à Seattle (Crédits : AP Photo/ Elaine Thompson)

La saison 2020

Du mauvais, du bon mais une nouvelle saison sans playoffs (vingt ans loin de la postseason, plus longue série en cours tous sports US confondus) pour les Mariners. Après un début de saison très difficile (7W-18L), le Front Offfice a continué à se séparer des vétérans de l’effectif (Nola, Walker, Adams) pour renforcer le farm system comme ce fut déjà le cas lors des saisons précédentes. Pourtant, ce nouveau ménage a fait du bien aux Mariners qui ont bien mieux terminé la saison. Dans la dernière ligne droite, Seattle a remporté vingt de ses trente-cinq derniers matchs, profitant notamment de l’explosion de Kyle Lewis qui sera élu rookie de l’année en American League. Il y a eu des satisfactions dans le Nord-Ouest des États-Unis cette année (le lanceur Marco Gonzales et le jeune duo Evan White/JP Crawford pour ne citer qu’eux), mais il était encore trop tôt pour que Seattle revienne sur le devant de la scène.

L’intersaison

Possédant l’un des meilleurs farm system des Ligues Majeures avec une grande majorité de talent appelés à rejoindre la MLB dans un futur proche, Seattle n’a pas fait de folies lors de l’intersaison. Ainsi, aucun ajout majeur n’a été effectué dans le lineup et les quelques retouches ont eu lieu dans la rotation et le bullpen. Chez les lanceurs partants, le vétéran James Paxton va faire son retour chez les Mariners, lui qui avait été drafté par la franchise en 2010, tandis que Chris Flexen reviendra en MLB après un crochet par la Corée. Chez les relievers Rafael Montero arrive du Texas vraisemblablement pour occuper le rôle de closer, tandis que Ken Giles rejoint également l’effectif mais ne devrait voir les terrains qu’en 2022 à cause d’une opération Tommy John. Outre ces ajustements, Seattle misera beaucoup sur ses jeunes pour la saison à venir.

La star : Kyle Seager, 3B

Dans un effectif jeune où les vétérans sont échangés saison après saison, Kyle Seager fait figure de taulier et d’irréductible sur le troisième coussin. Drafté en 2009 par la franchise, il est un atout de choix pour les Mariners en attaque et sert de guide pour tous les jeunes talents du lineup. Sans véritable alternative dans le hard corner, les dirigeants devraient conserver le joueur de trente-trois ans à moins que son salaire ne le pousse vers la sortie en cours de saison.

Le joueur à suivre : Kyle Lewis/Jarred Kelenic, OF

L’un va devoir confirmer, l’autre se révéler. Rookie de l’année l’an passé, Kyle Lewis s’est affirmé comme un joueur complet et incarne une partie du futur de Seattle, ce qu’il devra à nouveau montrer en 2021. Pour sa part, Jarred Kelenic est la figure de proue d’un farm system qui est l’énorme motif d’espoir de la franchise pour le futur. Classé 4e prospect par MLB.com, il devrait effectuer ses débuts cette année et pourrait former un outfield que l’on espère détonnant avec le premier cité et un autre jeune, Julio Rodríguez (5e propsect MLB.com).

La clé : attendre l’arrivée des jeunes

Seattle le sait, son renouveau s’effectuera lorsque ses top prospects auront rejoint les Ligues Majeures. Si la majorité d’entre eux pourrait effectuer ses débuts en 2021, il faudra sûrement attendre l’année suivante pour que chacun ait eu le temps de s’acclimater au monde professionnel et puisse évoluer au top de ses capacités. Le maître mot sera donc la patience, car les Mariners n’ont jamais été aussi proches de mettre un terme à leur série noire et de revenir sur le devant de la scène.

Le prono

Le farm system de Seattle est rempli de talent, et cela devrait impacter sur les performances des Mariners dans un futur très proche. Néanmoins, il semble trop présomptueux de penser que la franchise du Washington sera en mesure d’être compétitive dès cette année, il faudra donc s’attendre à une nouvelle saison dans le bas de tableau de la division. 4e AL West.

Texas Rangers

Nouvelle saison difficile à prévoir pour des Rangers en pleine transition ? (Crédits : Tom Pennington/Getty Images)

La saison 2020

En un mot, compliquée. Dans une saison qui aurait pu prendre des allures de fête pour les Rangers avec l’inauguration d’un nouveau stade, le Global Life Field, Texas a vécu une saison très difficile. Pas aidée par les blessures et autres pépins physiques qui ont miné son effectif, la franchise d’Arlington a évolué au pire niveau de son histoire offensivement tout en montrant de grosses lacunes dans la rotation. Conséquence : le plus mauvais bilan de l’American League, beaucoup de questions sur le futur mais également quelques points d’espoir, comme les débuts en MLB de Leody Taveras ou la saison surprise d’Isiah Kiner-Falefa.

L’intersaison

Après une saison 2020 manquée, 2021 sera sûrement une année de transition pour les Rangers. Ainsi, la franchise a décidé de faire la place aux jeunes et en reconstruisant notamment sa rotation. Première décision clé, le transfert de Lance Lynn, seule satisfaction dans ce secteur de jeu l’an dernier, chez les White Sox en échange du jeune Dane Dunning, une transaction gagnant-gagnant sur le papier. Par ailleurs, la franchise a signé Mike Foltynewicz en espérant relancer sa carrière, tout en ajoutant le japonais Kohei Arihara à une rotation qui a laissé filer Corey Kluber vers New York après avoir lancé seulement une manche sous le maillot des Rangers.

Autre secteur à renforcer qui a été considéré cet hiver, l’attaque. En difficulté l’an dernier, Nate Lowe et David Dahl viennent ainsi renforcer le lineup, tandis que Charlie Culberson et le revenant Delino DeShields densifieront le banc. Toutefois, la principale transaction a été dans le sens des départs. Âme de la franchise, Elvis Andrus a payé l’explosion de Kiner-Falefa au poste d’arrêt-court et a été envoyé à Oakland en échange du prometteur receveur Jonah Heim et du vétéran Khris Davis. Des retouches intéressantes dans une année où Texas ne devrait rien jouer de spécial.

La star : Joey Gallo, RF

Malgré une saison 2020 en dents de scie, Joey Gallo reste bien le visage de cette franchise. Plus réputé pour sa puissance que pour sa régularité au bâton, le natif du Nevada va devoir rebondir en 2021. Capable de débloquer des situations compliquées avec des home runs, il doit prouver à vingt-sept ans qu’il peut encore progresser et toujours être le leader d’une franchise qui se tourne peu à peu vers ses jeunes.

Le joueur à suivre : Leody Taveras, CF

Si 2020 a été une année particulièrement compliquée pour les Rangers, cela aura au moins permis à Leody Taveras d’effectuer ses débuts dans les Ligues Majeures, Considéré comme le joueur le plus intéressant du farm system de la franchise texane, il va devoir montrer tout son potentiel en 2021 après avoir été propulsé par la force des choses en MLB l’an dernier. Excellent en défense et sur base, il va devoir progresser au bâton pour s’imposer comme le nouveau visage de la franchise pour les années à venir.

La clé : faire le tri

On ne cessera de la répéter, les Rangers ne devraient pas chercher à être compétitifs en 2021. Après une saison difficile, Texas sera en transition avant, pourquoi pas, de retrouver un niveau décent dès 2022. Pour cela, la franchise texane va devoir faire le tri dans son effectif et tester toutes ses options pour préparer au mieux la saison prochaine. Pas de pression donc mais un besoin de savoir sur qui s’appuyer l’an prochain, afin de retrouver au plus vite des sommets qu’ils n’ont plus approché depuis 2011 et une défaite aux World Series.

Le prono

Transition rime avec bas-fonds, et cela devrait parfaitement illustrer la saison à venir des Rangers. Sans obligation de résultats, Texas va tester ses joueurs qui essaieront de faire de leur mieux pour prendre de l’importance en vue de la saison prochaine. Le futur est l’objectif, donner la place aux jeunes une priorité mais performer sera sûrement une utopie. 5e AL West.

Après le sacre des Athletics en 2020, qui sera en mesure de succéder à Oakland dans cette AL West ? Les A’s seront dans la course pour leur propre succession, mais un retour en forme des Astros ainsi qu’une potentielle montée en puissance des Angels pourraient venir contrarier les plans de la franchise de la Baie. Derrière il semble encore trop tôt pour que Seattle soit à nouveau compétitif malgré l’émergence annoncée de certains jeunes talents, tandis que la dernière place de la division semble promise aux Rangers.



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